Literaturas Germanicas Medievales Jorge Luis Borges
"Somos todo el pasado, somos nuestra sangre, somos la gente que hemos visto morir, somos los libros que nos han mejorado, somos gratamente los otros."
C’est ainsi que Borges termine son livre sur les Littératures Germaniques Mediévales que je viens de relire avec toujours autant de curiosité et de plaisir. C’est un livre véritablement passionnant, peut-être plus encore en espagnol - je l’avais lu la première fois en français - langue éminament latine qui résonne d’étrange manière parmi les sons granitiques des langues nordiques. Le sujet peut paraitre rébarbatif, mais Borges en fait une découverte de tous les instants, tout en faisant passer son amour désincarné pour les lettres, pour les mots, au point où on se prend à essayer d’énoncer ces syllabes étranges, cherchant à saisir le sens derrière les sonorités.
Il est tout à fait borgésien de penser que le plus grand élégiaque de Snorri Sturluson, Prince des Aèdes, est un poète aveugle vivant plus de sept siècles plus tard dans un continent que même les Vikings n’avaient pas découvert à l’époque où il a composé l’Edda.
Somos los libros que nos han mejorado. Celui-ci m’a certainement amélioré.

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